PDA

View Full Version : Amazigh culture



WiwarK9
05-14-2018, 05:22 PM
Original french version
Je souhaite partager ma culture avec les développeurs de Beyond Good & Evil 2 en espèrent que certain élément peuvent peut être leur servir d’inspiration.
Langage :
https://projetcodesol.files.wordpress.com/2015/12/image_006.gif?w=604

Habit :
http://www.geo.de/reisen/community/bild/regular/615541/Wasserverkaeufer.jpg
Ils sont souvent dans les souk avec leur gourde en peau de chèvre a proposer des verres d’eau.
http://www.letelegramme.fr/ar/imgproxy.php/images/2012/08/27/1818622_12835812-quibphotodujour-20120827-v117a.jpg?article=20120827-1001818622&aaaammjj=20120827
Voila l’habit que l’on peut encore rencontré dans des parties assez eloigné des grandes villes.
http://www.alquds.co.uk/wp-content/uploads/2014/09/178.jpg
Je n’ai jamais pu rencontré des femmes qui s’habillent comme ceci mais je vois de temps en temps ce genre d’habit sur le marché.
http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/26/24/20150309/ob_065ca4_15-tafraoute-19-copier.JPG
Voila la manière dont les femmes s’habillent aujourd’hui, je vous l’accorde c’est maussade.
La nourriture :
Pour le thé je n’ai pas arrivé a trouvé de vidéo précise qui décrivent la manière avec laquelle on le sert. Après être allé a beaucoup de mariage et de fête beaucoup servent le thé en montant très haut la théière, sur certain site c’est expliqué par « il faut oxyder le thé » mais la personne qui nous servaient ne le faisait pas qu’une fois. Le serveur verse le thé dans le verre le remet dans la théière fait attention à ce que les bulles restent dans le verre et recommence une quinzaine de fois jusque qu’un grande partie du verre ne soit remplie que de bulle et c’est à ce moment qu’il nous le donne.
C’est surement le meilleur thé que j’ai bu.

https://www.youtube.com/watch?v=41IxQzxkNug
on l’appelle arloum n’tfarnout literralement le pain de tafarnout, tafarnout qui est le four en terre ou on cuit se pain.
Musique :

https://www.youtube.com/watch?v=o91BogLx8CI

https://www.youtube.com/watch?v=DXkPb5hzUeI

Anecdote:
-Les temps étaient dure avant et les anciens se devaient d’éduquer la prochaine génération a certain danger, un d'entre eux et l’empoisonnement c'est pourquoi mon grand père piqué toujours la viande du couscous du coter de mon père, un jour mon père lui demander pourquoi il faisait ça et il lui as répondu " si tu fais pas attention a ce qu'on te retire comment tu veux faire attention a ce qu'on te met."
-Parfois il n'y avais pas assez a manger a ma grand mère faisaient semblant d'être a la cuisine et de remuer la plat alors que ce n’était que de l'eau, elle espérait que les enfants se fatigueront d'attendre et iront dormir.
Tout cela ne m'est jamais arrivé ce ne sont que des histoires que m'on raconter mes parents.

L’histoire :
J’ai pris cette partie du site
http://www.mezgarne.com/maroc/culture-amazigh.php
La culture berbère est essentiellement orale
Les Berbères s'appellent eux mêmes "Amazigh", hommes, hommes libres, et c'est le même mot, au féminin, le tamazight, qui désigne la langue. La culture berbère se définit d'abord par sa langue, même si aujourd'hui, on peut encore être berbère en n'étant plus qu'arabophone. (Et les mouvements amazigh se sont fédérés autour de la défense de la langue. L'enseignement ou pas, la transcription dans un système de caractères ou un autre portent en même temps des enjeux politiques).

Cette langue a un alphabet, le Tifinagh, qui était tombé dans l'oubli et jusqu'aux années 60, n'était plus utilisé que dans sa version archaïque, par les Touaregs. Après l'indépendance, le système de transcription en caractères latins a été abandonné, et l'IRCAM a mis en place un tifinagh moderne, qui est aujourd'hui utilisé au Maroc.

Mais la culture berbère, pendant des siècles, a été une culture d'oralité, celle des histoires que l'on échange quand on se retrouve à l'oasis, celles des contes à la veillée du feu de camps, des proverbes, et des chansons de marche, pendant les longues traversées du désert. Et cet amour du verbe se retrouve dans les chants, souvent brodés et modifiés autour d'une trame existante, en fonction de l'assistance, en fonction de ce qui se passe au village... tout comme les chants des femmes, ceux qui rythment les travaux des chants, les tours innombrables de la meule pour préparer la farine du couscous,

Une culture qui remonte à "avant l'histoire"
Femme de Ouarzazate en habit traditionnel
Les composantes de la culture berbère sont nombreuses, diverses, mais leur amalgame laisse voir les différentes origines. Les berbères étaient au Maghreb avant les romains, et ils tiennent d'eux leur calendrier julien, et sans doute leurs rites de carnaval, qui ont maintenant lieu lors d'Achoura. Ils étaient, avant d'être convertis à l'Islam, païen, adorateurs des sources et des arbres, et tenaient peut-être des phéniciens - qui avaient ouvert des comptoirs jusqu'en Mauritanie - leur respect pour la lune. Certaines tribus étaient converties au judaïsme, et on dit que la Kahina, cette reine berbère des Aurès qui résista si longtemps face aux armées arabes, était une reine juive. Il est difficile de dater l'arrivée des berbères, pourtant la culture est restée très forte, au cours des siècles, et pour celui qui vit depuis un petit peu de temps au Maroc, il est facile de dire si telle femme est berbère ou arabe, à ses vêtements, de reconnaître, même sans parler la langue, la différence entre le berbère et l'arabe, dont les sonorités sont différentes, même si les langues sont voisines.

Entre le touaregs, les rifains, les kabyles, les chleuhs et les amazighs, bien sûr, il y a de nombreuses différences, mais un fond commun, une organisation sociale relativement démocratique, où les chefs étaient élus, où, comme chez les celtes, chaque famille, chaque tribu, chaque fraction était trop indépendante pour pouvoir s'allier aux autres, et préférait se couper en deux dès qu'elle atteignait une certaine taille, un fonds commun aussi dans les motifs artistiques, ces décorations géométriques dont l'abstraction remonte à avant l'Islam, et dont les formes rappellent, là encore, les motifs celtes.

Sur plus de deux mille ans, la culture amazigh a résisté à l'assimilation, ou plutôt, a négocié avec ses voisins, pour pouvoir toujours exister. C'est sans doute pour cela, que, bien souvent, au fond d'un petit village, ou sous la tente d'un nomade, on a l'impression que le temps n'est plus le même, et qu'on est parti dans un étrange voyage, qui ramène en un temps antique.

Traditions nomades et traditions paysannes
Les musiques sont des chants de travail, ou des chants de fête des moissons, comme le "tizrrarin", le chant du travail des femmes, ou l'ahwach ou l'ahidous. La vie est marquée par le rythme des saisons, on se mariait autrefois en octobre, après les récoltes, et les moussems, qu'ils soient des dattes à Erfoud, de réunion de la tribu à Imilchil, ou des roses à kelaa avaient lieu une fois la récolte faite, et l'argent disponible, pour pouvoir faire des achats et la fête.
L'hospitalité reste celle des nomades, pour lesquels l'hôte a toujours droit à une place sous la tente, protection contre le désert hostile, et la "cérémonie du thé" berbère est celle de l'accueil et du plaisir de partager.
La médecine traditionnelle, les charmes qui protègent les jeunes enfants sont ceux de gens qui parcouraient le pays.
Les alliances, les amitiés et les haines entre tribus sont liées aux partage de l'eau et à celui des paturages, aux coopérations et aux batailles pour les rares vallées vertes dans un pays semi-désertique. Et tout cela se retrouve dans les tapis que les jeunes filles tissaient pour leur mariage.
Et dans les villes, même si la langue se perd, le lien reste fort avec la famille restée au 'bled' (à la campagne), avec les traditions transmises par les parents, les grand-parents, et on retrouve la "Berber touch" dans beaucoup de choses de la vie quotidienne.

Des traditions très présentes, même dans un monde moderne.
Orchestre d'ahouache
Bien sûr, selon qu'on est dans une grande ville ou dans un petit village, les traditions se vivent différemment au quotidien, mais elles sont toujours suivies. Que ce soit pour les fêtes traditionnelles, pour les mariages ou les naissances, dans le cadre de la vie quotidienne, la culture berbère est présente. Et dans le sud, particulièrement, il est fréquent de voir des femmes encore vêtues avec les habits traditionnels, ou portant le maquillage de fête avec le henné ou le safran. Les chants traditionnels résonnent dans les rues des ksours, les tapis sont toujours fabriqués avec les motifs traditionnels, les achat-bijoux s'allègent et s'adaptent à la vie moderne en gardant leurs décors.
Et surtout, dans tout le pays, on trouve des associations, comme à Tazzarine, qui essaient de préserver ces traditions.


Google translate english version also keep in mind that i will try to update this thread with more image that i've taken personnaly so it could feel more authentic.
I want to share my culture with the developers of Beyond Good & Evil 2 hoping that some element can perhaps be their inspiration.

Language:
https://projetcodesol.files.wordpress.com/2015/12/image_006.gif?w=604


Clothing:

http://www.geo.de/reisen/community/bild/regular/615541/Wasserverkaeufer.jpg

They are often in the souk with their goatskin gourd to offer glasses of water.

http://www.letelegramme.fr/ar/imgproxy.php/images/2012/08/27/1818622_12835812-quibphotodujour-20120827-v117a.jpg?article=20120827-1001818622&aaaammjj=20120827

Here is the dress that we can still meet in parts far away from the big cities.

http://www.alquds.co.uk/wp-content/uploads/2014/09/178.jpg

I have never been able to meet women who dress like this but I occasionally see this kind of dress on the market.

http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/26/24/20150309/ob_065ca4_15-tafraoute-19-copier.JPG

This is the way women dress today, I grant you it is sullen.


The food :

For tea I have not arrived to find specific videos that describe the way in which it is served. After going to a lot of wedding and feast many serve the tea by setting up the teapot very high, on certain site it is explained by "it is necessary to oxidize the tea" but the person who served us did not do it only once . The waiter pours the tea into the glass and puts it back into the teapot, making sure that the bubbles stay in the glass and repeat it a dozen times until a large part of the glass is filled with bubbles and it's up to moment he gives it to us.
It's probably the best tea I've drunk.

https://www.youtube.com/watch?v=41IxQzxkNug

it is called arlum n'tfarnout literally the bread of tafarnout, tafarnout which is the oven in the earth where one bakes bread.


Music:


https://www.youtube.com/watch?v=o91BogLx8CI

https://www.youtube.com/watch?v=DXkPb5hzUeI


Anecdote:
-The times were hard before and the old ones had to educate the next generation to some danger, one of them and the poisoning that's why my grandfather still poked couscous meat from my father's cot, a My father asked him why he was doing this and he said, "If you do not pay attention to what is being taken away from you, how do you want to be careful about what you are doing?"
-Sometimes there was not enough to eat at my grandmother pretending to be in the kitchen and stir the dish when it was just water, she hoped the kids would get tired of waiting and will go to sleep.
All this has never happened to me, these are only stories told by my parents.


Tatoo :
https://i.pinimg.com/736x/7c/c8/34/7cc834efbf2eba0248ca31add2f88328--geometric-tattoo-meaning-geometric-tattoos.jpg
https://artdanslapeau.files.wordpress.com/2016/04/o-kahina-hadjih-900-1.jpg



The story :
I took this part of this site
http://www.mezgarne.com/maroc/culture-amazigh.php
Berber culture is essentially oral
The Berbers call themselves "Amazigh", men, free men, and it is the same word, in the feminine, Tamazight, which designates the language. Berber culture is defined first of all by its language, even if today, one can still be Berber by being more than an arabophone. (And the Amazigh movements federated around the defense of the language: teaching or not, transcription in a system of characters or another carry at the same time political issues).

This language has an alphabet, the Tifinagh, which had fallen into oblivion and until the 60s, was only used in its archaic version by the Tuaregs. After independence, the transcription system in Latin characters was abandoned, and IRCAM set up a modern tifinagh, which is now used in Morocco.

But the Berber culture, for centuries, has been a culture of orality, that of the stories that are exchanged when one finds oneself at the oasis, those of the tales at the camp fire vigil, proverbs, and walking songs, during the long traverses of the desert. And this love of the verb is found in the songs, often embroidered and modified around an existing plot, according to the assistance, according to what happens in the village ... just like the songs of the women, those who punctuate the work of the songs, the innumerable towers of the millstone to prepare the couscous flour,

A culture that goes back to "before history"
Ouarzazate woman in traditional dress
The components of Berber culture are many, diverse, but their amalgam shows the different origins. The Berbers were in the Maghreb before the Romans, and they hold their Julian calendar, and no doubt their carnival rites, which now take place at Achoura. They were, before being converted to Islam, pagan, worshipers of springs and trees, and perhaps held Phoenicians - who opened counters in Mauritania - their respect for the moon. Some tribes were converted to Judaism, and it is said that Kahina, the Berber Queen of the Aurés who resisted so long against Arab armies, was a Jewish queen. It is difficult to date the arrival of the Berbers, yet the culture has remained very strong over the centuries, and for those who have been living for a short time in Morocco, it is easy to say if a woman is Berber or Arab to his clothes, to recognize, even without speaking the language, the difference between Berber and Arabic, whose sounds are different, even if the languages are close.

Between Tuareg, Rifain, Kabyle, Chleuh and Amazigh, of course, there are many differences, but a common background, a relatively democratic social organization, where the chiefs were elected, where, as with the Celts, every family, every tribe, every a fraction was too independent to be able to ally with others, and preferred to cut in two as soon as it reached a certain size, a common background also in the artistic reasons, these geometrical decorations whose abstraction dates back to before Islam and whose forms are reminiscent, again, of Celtic motifs.

Over more than two thousand years, Amazigh culture resisted assimilation, or rather, negotiated with its neighbors, to be able to always exist. This is probably why, often, in the depths of a small village, or in the tent of a nomad, one has the impression that the time is not the same, and that one is left in a strange journey, which brings back to an ancient time. Nomadic traditions and peasant traditions Music is work songs, or harvest festival songs, such as the "tizrrarin", the song of women's work, or the ahwach or the ahidous.

Life is marked by the rhythm of the seasons, we used to marry in October, after the harvests, and the moussems, whether dates in Erfoud, the meeting of the tribe at Imilchil, or roses at kelaa took place Once the harvest is made, and the money available, to be able to make purchases and the festival. The hospitality remains that of the nomads, for which the host is always entitled to a place under the tent, protection against the hostile desert, and the Berber "tea ceremony" is one of welcome and the pleasure of sharing.

Traditional medicine, the charms that protect young children are those of people who roamed the country. The alliances, friendships and hatreds between tribes are related to water and pasture sharing, cooperation and battles for the few green valleys in a semi-desert country. And all this is found in the carpets that girls wove for their wedding.And in cities, even if the language is lost, the link remains strong with the family remained at the 'bled' (in the countryside), with the traditions transmitted by the parents, the grandparents, and we find the "Berber touch" in many things of the everyday life. Very present traditions, even in a modern world.

Ahouache Orchestra Of course, according to one is in In a big city or in a small village, traditions are different in everyday life, but they are always followed. Whether for traditional festivals, for weddings or births, as part of everyday life, Berber culture is present. And in the south, especially, it is common to see women still dressed in traditional clothes, or wearing party makeup with henna or saffron. The traditional songs resound in the streets of ksours, the carpets are always made with the traditional motifs, the purchase-jewelry are lightened and adapt to the modern life by keeping their decorations. And especially, in all the country, one finds associations, as in Tazzarine, trying to preserve these traditions.

DevilmanSinner
05-15-2018, 12:46 AM
I'm actually very curious how BG&E2 handles African culture in System 3. A few days ago Kenya launched its first satellite and the African Union seems to be really encouraging study and advancement in spacefaring technology. They've been teaming up with Japan recently and China is investing a lot in African nations lately as well. Nnedi Okarofor, the author of the Binti novels, is Nigerian and writes about African cultures in sci-fi settings really well, maintaining their culture, yet extrapolating it into the future.


It would be really cool to see a few cities--but at least one--that represents the African Union in System 3, filled with Afro-futuristic items from Amazigh/Berber culture for sure; but also other African cultures people may not be immediately familiar with (Xosa, Himba, Yoruba, Sudanese, Congolese)Africa isn't just ancient Egypt

WiwarK9
05-15-2018, 01:02 AM
but also other African cultures people may not be immediately familiar with (Xosa, Himba, Yoruba, Sudanese, Congolese)Africa isn't just ancient Egypt
https://www.instagram.com/michelancel/
I wonder if you can recognise the clothing of this character are you knowledgeable on the subject ?
Edit: there is an african character on ancel instagram page but i can't copy the direct link.

Kamitto
05-15-2018, 01:16 AM
Post deleted.

UbiBorghal
05-15-2018, 02:20 PM
Thanks for sharing these pictures and giving a glance of this culture to people who, like me, are not familiar with it. I know this is the kind of inspiration the devs are looking for. I am forwarding this thread to them. Thanks again!